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 Toucher le fond et refaire surface |Ash&Kei|

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AuteurMessage

Ashray Snyder

avatar

Age : 26

Race : Humain

Situation sociale : Riche

Métier : Femme au foyer

Orientation : Hétéro

Moi : Rika
. :
Présence : oui

Blabla : 494
Argent : 5277
Nous a rejoins le : 05/08/2012

MessageSujet: Toucher le fond et refaire surface |Ash&Kei|   Mer 7 Aoû - 2:46


Suite de : Retour dans le passé

Toucher le fond et refaire surface



Du rire
Aux larmes




Formidable. Tu étais formidable. J’étais fort minable. Nous étions formidables. Formidable.



«


C’était ce qui tournait dans la tête d’Ashray depuis bientôt un an. Souvent, il restait là, assis sur le sol, adossé contre un mur. Dans la main droite, une cigarette de piètre qualité qu’il portait régulièrement à ses lèvres. Dans la main gauche, il tenait une bouteille à moitié vide. Bercé par les relents d’alcool, il perdait son regard dans des volutes de fumée, s’égarait dans ses souvenirs. A chaque fois qu’il pensait au passé, les larmes lui montaient aux yeux. Avec le temps, il avait appris à les retenir, à ne plus sangloter comme un enfant abandonné. Le jeune homme n’avait rien d’autre à faire de ses nuits que de boire de l’eau de vie pour encaisser le froid et de fumer des cigarettes comme pour se détendre. Il aimait se perdre à observer la fumée qui montait vers le ciel pour éviter de se rappeler qu’il n’allait nulle part. Ses yeux bleus océan étaient vides, sans la moindre étincelle. Vêtu pauvrement, il n’avait qu’un vieux pantalon déchiré et un épais sweat trop large et usé. Aux pieds il n’avait que de vieilles chaussures trouées qu’il n’avait pas quittées depuis un an. Lorsque la nuit il traînait comme un clochard dans les rues, il observait les vitrines des magasins de luxe. La plupart des yeux des gens brillaient devant ces tenues hors de prix qu’ils rêvaient de porter. Lui, il avait juste le cœur serré. Avant, il en avait des dizaines de costumes Dolce And Gabbana. Aujourd’hui, il n’avait plus rien. Ca faisait presque un an qu’il vivait dans la rue, tout seul, sans le moindre espoir d’un lendemain meilleur. Quand il traînait sa carcasse décharnée dans les quartiers les plus pauvres, il ignorait les autres SDF qui lui proposaient de les rejoindre autour d’un feu improvisé. Ashray aurait bien aimé aller se réchauffer avec eux et profiter d’un petit peu de chaleur humaine. Le problème était qu’il n’avait plus rien d’humain à part peut-être l’apparence. L’odeur de la viande dans les restaurants ne le faisait plus saliver. Il ne se souvenait plus du goût des fraises ou de la chaleur d’une accolade. Les gens ne lui semblaient plus au même niveau que lui. Les maladies qui emportaient la plupart des sans-abris comme lui ne l’abimaient même pas. Le soleil le brûlait, l’obligeant à se cacher le jour. Quotidiennement assoiffé de sang, isolé comme le paria qu’il était. Dire que tous les vampires avaient la même vie que lui était un mensonge éhonté. Beaucoup s’en étaient sortis et avaient même une vie tout à fait classique. Lui, il avait tout simplement tout perdu. Des fois il se disait que c’était peut-être la Providence qui le punissait. Après tout, il avait fait partis de ces ados mal dans leur peau qui étaient mauvais avec les gens qui l’entouraient. Se raccrocher à cette idée le consolait un peu. C’était plus facile de vivre en se sachant être puni plutôt que de vivre en se demandant sans arrêt pourquoi. Cette idée de punition le poussait à garder autour du cou, sous son sweat abimé, une vieille croix en or légèrement tordue. Il la tenait d’un vieux clochard qui avait été emporté l’hiver par une pneumonie. Il la gardait et il priait le Seigneur, récitant les prières qu’il avait appris au catéchisme quand il était petit. Le jeune homme priait le Seigneur de le pardonner de tout le mal qu’il avait fait et de lui rendre son humanité. Tous les jours, il serrait cette croix tellement fort qu’il en gardait la trace plusieurs dizaines de minutes. C’était pathétique de demander de l’aide à un être immatériel qui jamais ne poserait le regard divin sur lui. Mais, il était comme tous ces hommes fous et désespérés. Jamais avant il n’avait cru en Dieu. Aujourd’hui, il serait prêt à croire n’importe quoi pour se sortir de l’enfer dans lequel il avait été piégé. Le plus grand piège qu’il avait à affronter était le soleil. S’en cacher quand on n’a même pas un toit était franchement difficile. Du coup, il avait souvent sur le corps des marques de brûlures qui finissaient par disparaître grâce au bon pouvoir de régénération de sa race. Sa race. Il avait du mal à se faire à ce mot. Après tout, depuis tout petit on lui avait répété qu’il n’y avait pas de races chez les Hommes et que tous les hommes naissent égaux. D’un autre côté, il n’était plus un homme, juste un prédateur à moitié fou qui ne contrôlait pas la moindre de ses pulsions. On lui avait aussi dit que l’amour s’écrivait au pluriel. Malheureusement, aujourd’hui, il était seul, singulier. Ni amis, ni famille, ni petite amie. C’était à elle qu’il pensait la majeure partie du temps. En fonction des jours, elle lui manquait atrocement ou il la détestait de l’avoir abandonné, la tenant pour responsable de sa situation de misère. Car oui, Ashray était dans la misère la plus totale. En plus de ne pas boire suffisamment, écœuré par sa propre sauvagerie, il endurait la vie dans la rue. Plus maigre que jamais, il ressemblait à un cadavre avec sa peau blafarde, son visage creusé et son corps décharné. Une chose était certaine, il n'avait absolument plus rien d'attirant. Il se plaisait à penser qu’il ressemblait plus à un zombie qu’à un vampire. Lorsqu’il restait assis dans un coin, pendant la nuit, à regarder les gens passer, il entendait des commentaires sur sa personne. Ce qui revenait le plus c’était « Si jeune et déjà à la rue. C’est triste ». Car oui, Ashray n’avait que dix-huit ans, presque dix neuf, même s’il en paraissait plus à cause de son mode de vie. Son jeune âge lui permettait de gagner un peu plus d’argent quand il faisait la manche la nuit. Cet argent passait directement dans l’alcool et les cigarettes, ses seuls amis dans ce monde à peu près aussi sauvage que lui. C’était le moins que l’on puisse dire. Ce jeune vampire était très sauvage dans sa façon de se nourrir. Il se retenait toujours un maximum car il savait très bien comment ça se passait. En fait, sa conscience au même titre que sa santé mentale s’effritait lentement. Le vampire était lui-même effrayé par la bestialité de l’animal qu’il devenait quand il perdait le contrôle. Lorsque la nuit était bien entamée, Ashray s’enfonçait dans les petites ruelles sombres. Son regard se baladait sur les pauvres gens qui y trainaient. Il choisissait sa cible et la plaquait contre un mur, une main sur sa bouche pour étouffer au mieux ses hurlements paniqués. A chaque fois, il était tellement assoiffé qu’il mordait plusieurs fois et si fort qu’il manquait presque de décapiter sa pauvre victime. Une fois rassasié, il faisait les poches du mort et s’en allait. Des fois, il violait ses victimes féminines, ayant autant envie de sexe que de sang. Lorsqu’il restait assis dans un coin à se perdre dans ses pensées, une fumée légère qui s’échappait de ses lèvres, il essayait de compter le nombre de personnes qu’il avait tué. Des fois, il venait à espérer qu’on l’arrête et qu’on le libère de sa vie de merde sur la chaise électrique. S’il ne mettait pas lui-même fin à ses jours c’était parce qu’il craignait de se rater et que sa vie soit encore plus terrible. Quand il se perdait dans ses pensées, il tentait de se rappeler comment tout ça avait commencé, quel petit détail dans la journée du dix juillet l’avait conduit à la mort. Il se souvenait d’avoir été près de la mort, d’avoir bu ce qui allait devenir sa drogue, une première dose offerte par un homme qui voulait lui sauver la vie. Ce qui suivit fut pire que de danser dans les bras de la grande faucheuse. Ashray se souviendra toujours de la douleur qu’il avait ressentie. Il n’avait pas de mot à mettre dessus. Alors, lorsqu’il s’ennuyait, il se plaisait à la décrire de différentes façons, allait chercher des mots parmi les plus insolites, en inventait de nouveaux. Il avait un stylo fluorescent avec un petit carnet dans lequel il écrivait ce à quoi il pensait. Il les avait achetés dans un night shop avec l’argent de la mendicité. Il avait vendu dans la rue son Smartphone à un millier de dollars et sa montre en or pour avoir de l’argent afin d’acheter de l’alcool et une couverture pour tenir le coup l’hiver. Du fin fond de ses poches trouées au vide de ses yeux, il n’avait absolument plus aucun rapport avec celui qu’il avait un jour été.



Un jour, ou plutôt, une nuit, alors que le soleil était couché depuis quelques heures et qu’il trainait dans les rues de San Francisco, cherchant le meilleur endroit pour faire la manche, il observa un groupe de filles qui sortaient d’un cinéma de quartier. Elles parlaient du film qui faisait sensation. Twilight. Ashray leva les yeux au ciel mais écouta quand même leur conversation. « L’œuvre cinématographique » présentait un vampire très beau, séduisant et gentil qui ne buvait que du sang animal et qui était torturé par sa condition. Si seulement ces pétasses avec un tant soit peu de cerveau disponible savaient que le clochard à une dizaine de mètres derrière elle était un vampire, elles seraient franchement déçu. C’était vrai qu’il était assez éloigné des représentations modernes des vampires. Décharné, sale, mal habillé, fumeur et alcoolique, sans abris abandonné du reste du monde, tueur sanguinaire, ne maîtrisant pas l’hypnose d’une bribe, ayant pour seules fortunes une couverture sale, une vieille croix en or tordue et un carnet gribouillé. Dans ce groupe de filles, il repéra une brunette qu’il connaissait bien. Sans doute traînée par ses amies dans ce navet cinématographique car peu adepte des films romantiques à la guimauve, Ashray la connaissait mieux que personne. Keira, son ex qui l’avait largué comme un chien lors de sa transformation. La revoir déclencha en lui un torrent d’émotions négatives. Il s’en alla d’un pas rapide, presque en courant. Keira était une apprentie chasseuse, orpheline de mère à cause d’un vampire. Elle avait vu en son petit ami de l’époque ce qu’il allait devenir : une créature perdue, un monstre sanguinaire, un animal sauvage et dangereux qui devait être mis en cage. Il avait pleinement conscience de ce qu’il était même s’il donnerait tout pour revenir en arrière. Ashray avait le cœur serré malgré toute la haine qui le submergeait. Il l’avait aimée cette fille. Et sans cet « accident », il aurait été au cinéma avec elle. Ils auraient regardé le film juste pour rigoler, sachant que leur romance à eux était bien plus profonde, bien moins superficielle. Maintenant, il était tout seul.


Assis au comptoir d’un bar miteux, commandant plus qu’il ne pouvait payer, il buvait comme un trou. Ca faisait des heures que Keira ne sortait pas de son esprit. Il va voyait partout et les envies de suicide et de meurtres  se succédaient. Le plus douloureux sans doute, c’étaient les visions d’un futur heureux qu’il aurait eu avec sa petite amie qu’il avait aimé plus que tout. A la deuxième place, il y avait les derniers mots qu’ils avaient échangés avant qu’il ne se mette à errer dans la rue, sans comprendre. Déjà avant, il n’avait pas vraiment comprit ce qu’il lui était arrivé. Comme ivre, titubant, perdu, il s’était rendu à l’hôtel où il séjournait pendant son mois de vacances dans la ville natale de Keira. Elle l’y attendait. Il ne se souvenait plus vraiment de l’expression de son visage quand elle l’avait vue. Et l’alcool qu’il engloutissait ne l’aidait pas vraiment. Qu’est-ce qu’elle avait fait déjà ? Ah oui, elle s’était approchée, prudente, méfiante et avait soulevé sa lèvre pour voir ses canines étincelantes. Elle avait eut peur, elle lui avait dit de partir. Partir. Partir loin. Keira avait pleuré. Ashray, dans son brouillard psychologique et émotionnel, avait obéit. Il était partit. Où est-ce qu’il était allé déjà ? Il ne savait plus. Appuyé sur ce comptoir, il se retrouvait de nouveau dans ce brouillard paralysant et handicapant. Rapidement, il s’embrouilla avec un humain qui parlait de son mariage avec son ami.


«

 Tu te crois beau parce que tu t’es marié ?

, cracha-t-il.  

Mais réveille-toi mec, c’est qu’un anneau. Elle finira par te larguer comme elles le font toujours. Connard.


»



La dispute commença et Ashray se fit jeter du bar. Il n’avait rien d’autre à faire qu’errer dans les rues sous la pluie drue, complètement ivre, plus perdu que jamais. Il finit par s’asseoir sur le trottoir la tête dans ses bras, retenant tant bien que mal les sanglots qui menaçaient de le submerger. Lorsqu’il se rendit compte que les gens dans l’abri de bus d’en face le fixaient et parlaient de lui, il se leva et fit ce qu’il n’aurait jamais dû faire : il attira l’attention des gens sur lui. Enervé, il leur cria, la voix tremblante :


«

 Et qu’est-ce que vous avez tous à me regarder comme un singe vous ? Ah oui vous êtes des saints vous ! Allez-vous faire foutre !


»



Il n’avait aucun souvenir de la façon dont s’était terminée la soirée mais, il avait sur le corps de nombreuses traces de coups et, il n’avait plus sa croix. Le pauvre vampire était enfermé chez les chasseurs. Comment le savait-il ? Il était tout seul dans une pièce entièrement blanche, dont le toit en verre vrillait la lumière du soleil sur lui et se couvrait de temps en temps d’un voile de métal pour le torturer sans le tuer. Il avait aux poignets et aux chevilles des menottes dans un matériau spécial. C’était le genre d’objet fait pour des surnaturels bien plus fort que lui. Ashray essayait tant bien que mal de se protéger du soleil en se cachant sous ses vêtements déchirés mais les rayons traversaient le tissu ou le brûlaient directement grâce aux trous. Il ne savait plus quoi penser, quoi espérer, qui prier. S’il se retrouvait ici, à souffrir le martyr à cause du soleil, privé de sang, subissant tour à tour les déliriums tremens dus au manque d’alcool et les crises de nerfs dues au manque de nicotine, c’était que le seigneur n’avait pas entendu ses prières ou bien les avait ignorées. Au bout d’une semaine, on lui donna un demi-litre de sang. Pareil la semaine d’après. Le vampire espérait simplement qu’ils ne tarderaient pas trop à le tuer. Encore plus maigre qu’avant, décharné comme un squelette, de nombreuses brûlures sur le corps qui se mêlaient des fois à de larges hématomes qui peinaient à disparaître, il ferait pitié à n’importe qui. Des fois, les chasseurs venaient le voir pour lui poser des questions et quand il ne répondait pas correctement, il avait droit à des coups. Le problème, c’était qu’Ashray n’appartenait à aucun réseau de vampire et tous les noms qu’ils lui citaient ne lui disaient absolument rien. Comme le vampire était tabassé même s’il essayait de répondre de son mieux, il finit par refuser de parler. Ca n’améliorait pas sa situation, bien au contraire. Mais peut-être que si un des chasseurs était suffisamment énervé par son silence et comprenait qu’il ne servait à rien, il aurait une balle. Une seule balle. Juste dans son cœur émietté.

Ashray n’avait ni calendrier, ni montre et se contentait de compter les jours du mieux qu’il pouvait. Voilà trois semaines qu’il était enfermé ici. Il aurait se dire qu’au moins, il faisait moins froid que dans la rue mais, cette pièce était une chambre froide. Aujourd’hui, ils avaient encore baissé la température qui ne devait pas dépasser les cinq degrés. Ses lèvres étaient bleuies, comme le bout de ses doigts. Le pauvre vampire tremblait de tout son corps et sa respiration était rapide.  Aujourd’hui, on était le vingt-quatre mai. Joyeux anniversaire Ashray, tu as dix-neuf ans. Plus déprimé que jamais, il se mit à chantonner tout seul, la voix tremblante et lente :


«

Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire Ashray. Joyeux anniversaire.


»



Il finit par craquer et fondit en larmes, submergé par les sanglots. Il n’avait même pas pu finir sa chansonnette tant la boule de nerfs qui lui bloquait la gorge était épaisse. Il pleura comme un enfant plusieurs dizaines de minutes, submergé par la tristesse. Il finit par adresser au Seigneur une dernière prière. Il souhaitait, pour son anniversaire, que les chasseurs mettent fin à ses jours d’une balle dans la tête. Comme si son souhait allait être exaucé, la porte s’ouvrit. Ashray se recroquevilla, le visage dissimulé sous sa capuche comme le reste de son corps pour éviter le soleil brûlant et le froid mordant. Celle qui lui posait des questions ce coup-ci était celle dont il aurait préféré ne jamais entendre la voix. C’était Keira. Résultat, il tira encore un peu plus sur sa capuche pour être certain qu’elle ne le reconnaisse pas.  Elle posa les mêmes questions que les autres et il fit comme avant : il resta muet. Ce silence mortuaire devait sans doute énerver Keira qui faisait quand même son maximum pour garder son sang-froid. Ashray ne voulait pas la regarder en face, il s’y refusait. Quand elle le frappa d’un coup de pied dans la mâchoire pour qu’il parle, il se renversa sur le sol et sa capuche tomba. Le vampire trembla et n’osa pas lever les yeux, fixant le sol. Parmi tous les bourreaux possibles et imaginables, il fallait qu’il tombe sur celle-là. Vie de merde.

»


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Keira Jones

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Age : 25

Race : Vampire

Situation sociale : + Aisée.

Métier : + Ancienne Marines.

Orientation : + Bisexuelle.

En couple avec : + Ashray Lewis Snyder. . :

Moi : + eleana.
Présence : + régulière.

Blabla : 379
Argent : 5050
Nous a rejoins le : 22/08/2012

MessageSujet: Re: Toucher le fond et refaire surface |Ash&Kei|   Mer 7 Aoû - 10:55